Informations sur l'Assistance à la Procréation

 Votre médecin traitant ou spécialiste peut vous envoyer faire un bilan de fertilité. A l’issue du diagnostic, il est possible que vous ayez à mettre en place un protocole d’AMP. Le Centre d’Assistance Médicale à la procréation a pour vocation la prise en charge intégrée et le traitement des couples qui ne parviennent pas à concrétiser leur désir d’enfant.

Présentation Générale

Le centre d’assistance médicale à la procréation (AMP) du centre hospitalier de Charleville-Mézières réunit une équipe de professionnels de santé spécialisés dans la prise en charge de l’infertilité. Cette équipe est constituée de Médecins gynécologues, de Médecins biologistes, d’une Sage-femme coordinatrice et de Techniciens de laboratoire.

La volonté est d’obtenir les meilleurs taux de grossesse pour les couples, dans un environnement sécurisé.

Pour cela est assuré :

  • 1 prise en charge médicale et biologique adaptée à chaque cas. Une réunion hebdomadaire de concertation pluridisciplinaire permet d’étudier chaque dossier aux différentes étapes de la prise en charge permettant d’adopter la meilleure stratégie thérapeutique.
  • Un accompagnement pour l’ensemble des formalités administratives obligatoires pour la constitution du dossier par la sage-femme coordinatrice
  • Des garanties de qualité : dans le cadre de la certification ISO 9001 (version 2015 en date du 02/05/2017), les professionnels de santé sont soumis à habilitation chaque année.

Les praticiens AMP

Dr. Laurence Bednarczyk (Gynécologue)

Dr. Thomas Beuvelet (Biologiste)

Dr. Barbara Coche (Biologiste)

Dr. Marquet Dupont (Gynécologue)

Dr. Youssef Khider (Gynécologue)

Dr. Emile Mereb (Gynécologue)

Dr. Pierre Talès (Biologiste)

Sage-femme spécialisée AMP

Mme Brigitte Henon

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Le projet de grossesse - La procréation naturelle*

Un couple ayant un désir d’enfant doit répondre à quelques incontournables : des rapports sexuels réguliers, un nombre de spermatozoïdes fonctionnels suffisants, une ovulation de bonne qualité  et la rencontre entre les spermatozoïdes et l’ovocyte, sans obstacle. Dans ces conditions, pour la plupart des couples, la grossesse survient naturellement dans un délai de quelques mois à parfois plus d’un an. La fécondation en est le point de départ. Elle résulte de la fusion de deux gamètes, l’un masculin, le spermatozoïde, l’autre féminin, l’ovocyte ou ovule. Elle est à l’origine de l’embryon, le premier stade de développement d’un être humain. Après son implantation dans l’utérus de la femme, l’embryon s’y développe jusqu’à la naissance.

La fabrication des gamètes

  • Chez l’homme, les spermatozoïdes sont produits de façon continue dans les testicules. Lors d’un rapport sexuel, plusieurs dizaines à centaines de millions de spermatozoïdes sont déposés dans le vagin. Ils pénètrent ensuite dans l’utérus, remontent dans les trompes et poursuivent leur chemin jusqu’à l’ovocyte (si le rapport sexuel est très proche de l’ovulation).
  • Chez la femme, les ovocytes se développent dans les ovaires. La femme a deux ovaires (droit et gauche). À la naissance, les ovaires ont déjà leur réserve définitive d’ovocytes, des milliers, dont quelques-uns seulement parviendront à maturation et seront aptes à être fécondés. Le fonctionnement hormonal de la femme est cyclique, selon un rythme mensuel qui se met en place à la puberté. Au début de chaque cycle, cinq à dix follicules existent sur chaque ovaire, prêts à se développer sous l’effet de l’hormone de croissance folliculaire FSH sécrétée par l’hypophyse (petite glande située à la base du cerveau régulant l’ovulation). L’un des follicules, vers le cinquième jour du cycle, devient le follicule dominant. Il grossit jusqu’au 14e jour. Les autres disparaissent. L’hypophyse sécrète alors l’hormone d’ovulation LH permettant l’ouverture du follicule et la libération de l’ovocyte, qui a achevé sa maturation et est devenu apte à être fécondé. L’extrémité de la trompe, dont les franges mobiles sont au contact de l’ovaire, finit par attraper cet ovocyte.

La rencontre des gamètes                                                       

L’ovocyte est prêt à rencontrer les spermatozoïdes. Un seul d’entre eux va pénétrer sous la membrane de l’ovocyte. C’est le spermatozoïde fécondant.

  • La montée des spermatozoïdes dans l’utérus est favorisée par la sécrétion au niveau du col de l’utérus, sous l’influence de l’hormone oestradiol, d’une substance appelée glaire (ou mucus) cervicale. Celle-ci est la plus accueillante pour les spermatozoïdes en milieu de cycle avant l’ovulation, c’est-à-dire avant la montée de la température de quelques dixièmes de degrés. Après l’ovulation, la glaire cervicale s’épaissit sous l’effet de l’hormone progestérone et devient un obstacle à la pénétration des spermatozoïdes
  • La fécondation commence dès la pénétration du spermatozoïde dans l’ovocyte. L’embryon est formé le jour suivant et chemine dans le canal de la trompe. Il se divise progressivement et présente de plus en plus de cellules jusqu’au cinquième jour. Ce jour-là, si les conditions sont réunies, il atteint l’utérus et s’implante environ deux jours plus tard dans la muqueuse qui borde la cavité utérine. Cette muqueuse, appelée endomètre, se modifie juste après l’ovulation grâce à la progestérone secrétée par le corps jaune de l’ovaire. La progestérone prépare l’implantation de l’embryon.

Le problème d'infertilité en France

Il faut savoir que les couples qui sont pris en charge pour des problèmes d’infertilité sont de plus en plus nombreux. Vous n’êtes donc pas seuls dans ce cas. Le recul de l’âge des femmes pour leur première grossesse et la baisse générale de la qualité du sperme des hommes sont des facteurs importants.
Pour un couple fertile, âgé de 25 ans, la la probabilité mensuelle d’obtenir naturellement une grossesse est de 25%. Cette probabilité diminue avec l’âge. Attention, cela reste très variable dans la population.

On estime globalement qu’un couple sur 7 est amené à consulter un médecin au moins une fois pour une infertilité supposée et qu’un couple sur 10 suit des traitements pour remédier à son infertilité.

En 2014 en France, les tentatives d’assistance médicale à la procréation ont abouti à la naissance de plus de 25.000 enfants, ce qui représente 3.1% des naissances enregistrées par l’INSEE la même année.*

Votre parcours d'AMP

L’AMP consiste à manipuler un ovule et/ou un spermatozoïde pour procéder à une fécondation et ainsi favoriser la grossesse. Cela permet de palier à certaines difficultés de concevoir.

Avant même de mettre en place une prise en charge thérapeutique, la première étape consiste à réaliser un bilan diagnostique de l’infertilité de l’homme et de la femme.

Si vous avez moins de 32 – 35 ans, au bout d’un an d’essais infructueux ; au bout de 6 mois si vous avez plus de 35 ans.

En cas d’antécédents pouvant avoir un impact sur la fertilité, ces délais seront raccourcis (chirurgie sur l’appareil génital féminin ou masculin, endométriose, … )

Quand, où et comment prendre rendez-vous ? En téléphonant au 03.24.58.73.93

  • La première consultation a pour objectif de recueillir les éléments utiles concernant votre désir d’enfant, de répondre à vos questions, de faire un examen médical et de prescrire des examens complémentaires.
  • Une seconde consultation permettra de vous expliquer les résultats d’examens et d’établir avec vous une stratégie. D’autres examens peuvent être nécessaires pour poser un diagnostic. 
  • Si la mise en œuvre d’une assistance médicale à la procréation (AMP) s’avère nécessaire, votre dossier sera analysé en réunion de concertation pluridisciplinaire afin d’évaluer le délai souhaitable pour la prise en charge, les chances de conception naturelle, le taux de succès escompté après assistance médicale à la procréation et aussi les risques des différents traitements. Votre médecin vous en informe. Le parcours qu’il vous propose est adapté à votre cas.
  • Dès lors que votre dossier est accepté en AMP, un rendez-vous vous sera donné afin de vous informer sur la prise en charge adaptée à votre situation et d’établir votre dossier administratif.

Votre parcours d'AMP

L’homme et la femme sont concernés par l’exploration de l’infertilité. De manière générale, après un examen clinique, le médecin prescrit au couple les examens les plus simples et les moins invasifs avant d’envisager des examens plus sophistiqués si nécessaire.

Test de Hühner et examen de la glaire : test effectué après un rapport sexuel (aussi appelé test « post-coïtal »). C’est un des premiers examens à faire. Il s’agit là du test le plus simple et le moins invasif. Au moment de l’ovulation, le col de l’utérus sécrète une substance transparente, la glaire cervicale, qui permet aux spermatozoïdes de remonter dans l’utérus. On prélève de la glaire au cours d’un examen gynécologique dans les six à douze heures qui suivent un rapport sexuel. L’objectif de cet examen est de s’assurer de la qualité de la glaire cervicale de la femme et de la pénétration des spermatozoïdes de l’homme dans celle-ci.

L’analyse de la durée et de la régularité des cycles menstruels de la femme permet à votre médecin d’évaluer la qualité de l’ovulation et ainsi de fixer les dates des examens à faire.

  • La prise de sang permet de mesurer les taux hormonaux. Votre médecin indiquera le jour du cycle où elle doit être réalisée. Elle permet de préciser certaines anomalies du fonctionnement ovarien.
  • L’échographie pelvienne est pratiquée habituellement par voie vaginale, vessie vide. C’est un examen indolore et sans risque particulier. Il permet de visualiser les ovaires et l’utérus.
  • L’hystérosalpingographie, permettant de visualiser la cavité utérine et les trompes, est un examen utile dans la plupart des cas. Elle peut être complétée ou remplacée par une hystéroscopie. Des antécédents d’infection ou d’autres pathologies peuvent avoir entraîné l’obstruction d’une ou deux trompes et leur altération, ce qui empêche la rencontre entre les gamètes et le cheminement de l’embryon. Les anomalies de la cavité utérine ou de l’endomètre sont aussi défavorables à l’implantation de l’embryon.
  • Des examens complémentaires pourront être prescrits dans certains cas (IRM, hystérosonographie, coelioscopie…).

Avant toute chose, un point important à préciser : contrairement aux idées reçues, l’infertilité masculine n’a rien à voir avec l’impuissance sexuelle.

  • Les analyses du sperme : le spermogramme est généralement prescrit dès le début du bilan. Le recueil de sperme est réalisé par masturbation au laboratoire pour éviter l’altération des spermatozoïdes pendant le transport. Au préalable, deux à cinq jours d’abstinence sont recommandés. Il doit être réalisé à distance d’épisodes de fièvre ou de prises de médicaments pouvant interférer avec la fabrication de spermatozoïdes. L’analyse du sperme permet de connaître les caractéristiques des spermatozoïdes : leur nombre, leur mobilité, leur aspect (présence d’anomalies de la tête ou du flagelle du spermatozoïde). Des spermatozoïdes trop peu nombreux, trop peu mobiles ou d’aspect trop atypique auront du mal à cheminer dans l’utérus puis dans les trompes ou à pénétrer dans l’ovocyte au moment de la rencontre. Si des anomalies sont détectées sur un premier spermogramme, un deuxième est demandé deux à trois mois après le premier test pour confirmer ou non les anomalies observées. La spermoculture permet de rechercher une éventuelle infection du sperme. Elle peut être répétée avant les tentatives d’assistance médicale à la procréation. Un test de migration et de survie des spermatozoïdes complète systématiquement le spermogramme avant la réalisation de l’assistance médicale à la procréation. Il permet parfois de mieux préciser des anomalies éventuelles du spermogramme.
  • Les examens complémentaires : si les anomalies du spermogramme sont confirmées, des examens complémentaires sont prescrits : échographie des organes génitaux, dosages hormonaux, caryotype ou autres examens génétiques.

Chef de service

Médecin gynécologue
Dr. Emile MEREB

Horaires d'ouverture

Du lundi au vendredi :
8h00 - 16h50

Bon à savoir

On considère un couple comme infertile quand il n'est pas parvenu à concevoir un enfant après 2 ans de tentatives.