Informations sur la Réanimation

Il s’agit d’une spécialité comprenant le diagnostic et la prise en charge de toutes les défaillances vitales d’origine médicale.

Présentation Générale

Dans un tel service, les patients bénéficient d’une surveillance continue de leurs différentes constantes vitales :

  • Ventilation
  • Oxygénation
  • Pression artérielle
  • Fonctions cardiaques et rénales
Les médecins peuvent-être amenés à apporter une assistance à l’une ou plusieurs de ces fonctions. C’est pour cette raison que l’ensemble de l’équipe assure diagnostic et soins, afin d’éviter tout risque sur le pronostic vital.
Pour se faire, un poste central permet à l’équipe médicale et para-médicale, d’assurer une surveillance continue (7j/7 et 24h/24), de l’ensemble des patients.

Les praticiens en Réanimation

Dr.  Klaus-Dietrich Brenkle

Dr. Michel Comandini

Dr. Samuel Fedun

Dr. Gautier Julien

Dr. Philippe Mateu

Dr. Jérémy Rosman

Mme Marie Sophie Dupont : Cadre de santé

Joindre la Réanimation 
03.24.58.75.00

Votre proche est pris en charge dans le service de Médecine Intensive-Réanimation et vous avez des questions.

La réanimation est une spécialité prenant en charge les défaillances d’organes majeures (coma, hypotension sévère, insuffisances cardiaques, rénales ou hépatiques aigües…), compromettant la vie de votre proche si elles ne sont pas suppléées par des machines (ventilation, dialyse…) ou des médicaments dédiés. Les traitements initiés en réanimation nécessitent une surveillance rapprochée par une équipe paramédicale (infirmiers et aides-soignants) nombreuse et formée, ainsi que la présence d’un médecin 24h/24 et 7j/7. Contrairement à la majorité des autres services, le service dispose de moyens de monitorage (scope) permettant de surveiller en continu les paramètres vitaux de votre proche (notamment pression artérielle, fréquence cardiaque, oxygénation).

Votre proche peut également être admis en Unité de Soins Continus (USC), moins lourde (pas de coma artificiel, pas d’intubation), où une surveillance pendant quelques jours peut être nécessaire avant d’envisager un transfert vers un service conventionnel de médecine ou de chirurgie.

Notre service dispose de quinze lits pouvant indifféremment admettre des patients de Réanimation ou de Soins Continus.

Les traitements initiés dans le service dépendent de la pathologie pour laquelle votre proche est admis. Les principaux traitements débutés comprennent l’intubation, la ventilation artificielle, la sédation, la noradrénaline, l’antibiothérapie, la pose de cathéters, la dialyse*.

*Ces termes sont définis dans le lexique.

Compte tenu de la variété de pathologies rencontrées en réanimation, l’équipe de réanimateurs est composée de médecins formés à la prise en charge spécifique de telles pathologies, par leur diplôme initial ou par une formation complémentaire : cardiologie, pneumologie, médecine interne, infectiologie, anesthésie, médecine d’urgence, métabolique… Vous verrez au cours du séjour de votre proche plusieurs médecins réanimateurs différents. Grâce à la présence des staffs quotidiens, l’ensemble des médecins sera au fait de l’évolution au jour le jour de votre proche.

En plus des médecins diplômés, cinq à dix internes, issus de nombreuses spécialités, sont également présents dans le service pour prendre en charge votre proche.

Le médecin généraliste sera également contacté afin qu’il soit mis au courant de la situation.

Pour certaines pathologies spécifiques, nécessitant une prise en charge particulière (endoscopie digestive, transplantation, coronarographie, pathologie rare…), nous pouvons faire appel à un médecin spécialiste extérieur au service, que ce soit au centre hospitalier de Charleville-Mézières, dans un CHU du Grand Est dont Reims, ou dans un autre centre de référence (Paris, Lille…).

Tous les médecins engagés dans la prise en charge recevront un compte rendu d’hospitalisation en fin de séjour.

Vous pouvez venir voir votre proche tous les jours du lundi au dimanche, de 10h à 22h. Pour permettre le repos de votre proche, deux personnes maximum sont autorisées dans la chambre, en même temps.

Aucune nouvelle majeure ne sera donnée par téléphone. Les informations seront données par le médecin au cours d’un rendez-vous formel, avec l’infirmier et l’aide-soignant qui s’occupent de votre proche.

Les médecins sont plus particulièrement disponibles pour discuter de l’état de votre proche du lundi au vendredi entre 14h et 18h. En dehors de ces heures et les week-ends, l’information est possible, mais l’attente peut être plus longue. L’information ne sera donnée qu’à la personne référente (ou la personne de confiance désignée par écrit par le patient le cas échéant), si possible entourée de toutes les personnes souhaitant être présentes. Un salon des familles est disponible pour discuter en dehors de la chambre.

En cas de nécessité, vous pouvez demander à rencontrer le chef de service à tout moment.

Le médecin qui soigne votre proche vous a peut-être dit qu’il souffrait d’un sepsis ou d’un choc septique, secondaire à une infection, que celle-ci soit d’origine bactérienne, virale, parasitaire ou fongique. Nous pouvons tous en être atteints, bien que les personnes âgées ou celles en très bas âge, les personnes hospitalisées et celles dont l’état de santé est précaire sont plus à risque.

Le sepsis est la réponse exagérée de l’organisme suite à une infection. En temps normal, les défenses naturelles de l’organisme luttent contre les infections. Dans le cas d’un sepsis, le corps réagit de façon extrême en une réaction en chaîne non contrôlée. Il déclenche une série d’événements pouvant engendrer une inflammation généralisée, responsable d’une dilatation des vaisseaux sanguins et d’une hypotension artérielle (pression artérielle basse). Les facteurs de risque sont un système immunitaire affaibli (à cause, par exemple, d’une chimiothérapie ou de certains médicaments utilisés lors de transplantation d’organe), l’âge avancé, une chirurgie, des prédispositions génétiques, des interventions invasives (cathéters et sonde d’intubation notamment).

Les signes et symptômes d’un sepsis peuvent comprendre fièvre et frissons, confusion, nausée et vomissements, diarrhée, augmentation de la fréquence respiratoire, pression artérielle basse, dysfonction rénale ou hépatique, augmentation du rythme cardiaque (tachycardie).

Le diagnostic et l’introduction des traitements doivent être rapides. Les poumons, l’appareil urinaire, l’abdomen et le bassin sont les régions de l’organisme qui sont le plus fréquemment touchées par une infection entraînant un sepsis. Toutefois, dans quelques cas, il est impossible de déterminer le foyer de l’infection. L’évolution de la maladie peut être imprévisible. Alors que certains patients verront leur état s’améliorer rapidement, d’autres souffriront à divers degrés de dysfonctionnement ou de défaillance d’organes. Malgré cela, la plupart d’entre eux guériront à l’aide des traitements.

Le choc septique est l’évolution la plus grave grave du sepsis. Dans ce cas, la pression artérielle est tellement basse que l’introduction de noradrénaline, un médicament permettant de faire remonter rapidement la pression artérielle, est indispensable. Les dysfonctions d’organes sont fréquentes, les suppléances d’organes (ventilation mécanique, dialyse) sont souvent nécessaires.

Une infection nosocomiale est une infection acquise à l’hôpital, non présente à l’admission à l’hôpital. En réanimation, ce risque est plus important que dans les autres services, compte tenu de la présence de matériel invasif tels que cathéters (infection de cathéters), sonde urinaire (infection urinaire), sonde d’intubation (pneumonie sous ventilation mécanique). Si votre proche a été admis pour une infection, le traitement antibiotique introduit peut lui-même faire apparaître des infections digestives ou l’émergence de germes devenus résistants à ce type de traitement. Le risque augmente avec le nombre de jours passés en réanimation, et peut retarder l’extubation et la sortie du service.

Si ce risque ne peut être nul, notre service suit l’ensemble des recommandations nationales concernant la prévention pour prévenir l’émergence de telles infections, et connaît un taux d’infection nosocomiale moindre que la moyenne française.

Antibiothérapie : traitement instauré pour traiter une infection supposée bactérienne. Le traitement antibiotique n’est pleinement efficace sur le site de l’infection qu’après quelques jours de traitement.

Aspiration : l’acte d’aspirer les sécrétions bronchiques à l’aide d’une sonde d’aspiration.

Cathéter artériel : introduction d’un tube dans l’artère du poignet ou du pli de l’aine pour surveiller en continu la pression artérielle et permettre des prélèvements sanguins sans piqure.

Choc : chute de pression (hypotension) artérielle sévère, secondaire à une infection réfractaire au remplissage vasculaire (choc septique), une sédation lourde (choc vasoplégique), une défaillance cardiaque (choc cardiogénique), une embolie pulmonaire grave (choc obstructif). L’hypotension artérielle induit un défaut de vascularisation des organes, expliquant en partie les défaillances d’organes observées (insuffisance rénale, hépatique, confusion…). 

Coma : altération sévère voire abolition de la conscience. Le coma peut être spontané (traumatisme crânien, AVC, saignement intracrânien, intoxications, méningo-encéphalite…) ou artificiel (Cf sédation). En cas de coma spontané, le pronostic neurologique dépendra de la pathologie et vous sera indiqué par le médecin en charge.

Contentions : en cas d’intubation et sédation, votre proche sera probablement attaché par des contentions aux poignets. Ce dispositif de sécurité permet avant tout à votre proche d’éviter une extubation accidentelle lors de son sommeil. Les contentions seront retirées une fois l’extubation permise par le médecin.

Dialyse : une machine permettant de remplacer la fonction des reins lorsque ceux-ci sont défaillants. Dans ce cas, la dialyse permet d’épurer les toxiques du sang et de retirer le trop-plein d’eau du corps (Cf œdème).

Extubation : l’acte de retirer une sonde d’intubation (Cf Intubation) une fois la pathologie initiale guérie. Une extubation trop précoce pouvant être à l’origine d’une ré-intubation dans les jours qui suivent. Des tests sont nécessaires avant de retirer la sonde.

Fibroscopie : un examen au lit permettant de visualiser à l’aide d’une caméra certains organes inaccessibles. La fibroscopie peut être bronchique (prélèvements bactériologiques pulmonaire lors d’un lavage broncho-alvéolaire ou LBA, généralement réalisé par les réanimateurs), ou digestive (fibroscopie gastrique ou coloscopie) réalisée par l’équipe de gastro-entérologie.

Intubation : l’acte d’introduire une sonde d’intubation (par la bouche jusqu’à la trachée), permettant la ventilation artificielle invasive et l’oxygénation des poumons.

Isolement : ce terme encore employé doit être remplacé par « précautions complémentaires ». Il s’agit de précautions du personnel médical et paramédical pour éviter la transmission de germes multirésistants à certains antibiotiques dépistés chez votre proche aux patients voisins. A chaque entrée dans la chambre, le personnel s’habillera avec une surblouse, voire des gants et/ou un masque. Ce dispositif ne s’applique pas aux proches du patient, sauf cas particuliers qui vous seront expliqués. L’ « isolement » ne modifie en rien la prise en charge de votre proche.

Noradrénaline : médicament permettant de normaliser la pression artérielle dans les états de chocs. L’arrêt de la noradrénaline reflète une évolution favorable.

Œdème : surplus d’eau dans les tissus, particulièrement visible au niveau des mains et des bras dans les jours suivant l’admission en réanimation. Ce phénomène est tout à fait normal dans les chocs septiques et est résolutif dans les semaines suivantes avec l’introduction de diurétiques (médicament permettant d’augmenter la quantité d’urine) ou la dialyse si nécessaire.

Remplissage vasculaire : l’acte de perfuser un fluide dans les veines pour augmenter le volume sanguin et permettre une remontée tensionnelle et une meilleure perfusion des organes.

Saturation (en oxygène) : saturation en oxygène de l’hémoglobine, permettant de surveiller la bonne oxygénation des organes, généralement surveillée à l’aide d’une pince au doigt. Selon les patients, une valeur comprise entre 88 et 100% est considérée comme bonne.

Scope : moniteur permettant notamment de surveiller en continu la pression artérielle (courbe rouge), la saturation en oxygène dans le sang (courbe bleue), la fréquence cardiaque (courbe verte), la fréquence respiratoire (courbe jaune). Le scope est doté d’alarmes pouvant sonner fréquemment. Chaque alarme est transmise dans la salle de soins, permettant au soignant d’agir rapidement.

Sédation ( = coma artificiel) : la sédation permet de mettre au repos le métabolisme de votre proche le temps de la guérison. Il s’agit des mêmes molécules utilisées au bloc opératoire pour permettre une intervention chirurgicale. La sédation est progressivement arrêtée lorsque l’état de votre proche le permet. L’élimination des substances sédatives peut durer plusieurs jours pour permettre l’éveil complet de votre proche.

Sepsis : infection grave avec défaillances d’organes, mais pas aussi grave que le choc septique (où de la noradrénaline est introduite).

Sonde nasogastrique : tube introduit par le nez ou la bouche jusqu’à l’estomac permettant la délivrance de médicaments, l’alimentation et l’hydratation chez un patient ne pouvant déglutir. Sauf cas particulier, la sonde nasogastrique est généralement retirée après l’extubation.

Ventilateur (ou respirateur) : machine permettant d’assister complètement ou partiellement la respiration de votre proche (Cf ventilation artificielle).

Ventilation artificielle : elle permet de faciliter la respiration de votre proche. Elle peut être invasive (après intubation) généralement associée à une sédation, ou non invasive (Ventilation Non Invasive = VNI) à l’aide d’un masque facial chez un patient non sédaté. La ventilation artificielle invasive est utilisée dans les détresse respiratoires sévères pour faciliter l’oxygénation, le coma (pour protéger grâce à la sonde d’intubation les poumons d’une possible inhalation de vomissements), les états de chocs sévères (pour maintenir au repos le métabolisme de votre proche grâce à la sédation). La VNI peut être utilisée dans les détresses respiratoires modérées, pour éviter la ventilation invasive.

Ventilation Non Invasive (VNI) : Cf ventilation artificielle.

Voie veineuse centrale : perfusion (insérée dans le cou, sous la clavicule ou dans la veine fémorale), permettant d’administrer médicaments, alimentation parentérale, hydratation.

La Formation dans le service de Réanimation​

Le service détient l’agrément principal en Médecine Intensive-Réanimation (MIR) et des agréments secondaires pour accueillir des internes de toutes les spécialités ayant besoin de réaliser au moins un stage en Médecine intensive-réanimation (ont déjà été accueillis des internes de pneumologie, néphrologie, cardiologie, médecine interne, médecine d’urgence, anesthésie-réanimation et hématologie dont un certain nombre s’est dirigé ensuite vers un diplôme complémentaire de réanimation).

Le service répond aux critères académiques exigés par le collège de la spécialité MIR (CeMIR). Le service accueille ainsi de 5 à 10 internes selon les semestres et dispose d’une ligne de garde exclusive spécifique en réanimation. Nous recevons également de plus jeunes étudiants (externes en médecine, étudiants infirmiers, étudiants aide-soignants). Leur rôle étant avant tout d’apprendre leur futur métier, ils seront aux côtés de votre proche pour le soigner et vous informer de l’évolution quotidienne. Les prescriptions et soins des étudiants sont systématiquement et quotidiennement vérifiés par personnel médical et paramédical diplômé.

 

Des postes d’Assistants spécialistes partagés sont ouverts avec accord de l’Agence Régionale de Santé dans le cadre d’un projet régional. Nous suivons un plan pédagogique validé par le CeMIR, adapté pour chaque spécialité médicale, qui place en premier niveau le relevé des aptitudes et des compétences fondamentales nécessaires à l’exercice de la réanimation puis les compétences spécifiques en matière de diagnostic, monitorage et thérapeutique en fonction de chaque défaillance vitale, dans un cadre éthique et de qualité des soins.

 

L’équipe médicale enseigne de multiples cours hebdomadaires (30 à 50h de cours, répétés chaque semestre) pour former les étudiants médicaux et paramédicaux. Nous considérons la formation comme un pilier essentiel du service permettant d’améliorer la prise en charge des patients du service.

Chef de service

Médecin réanimateur
Dr. Philippe Mateu

Horaires d'ouverture
pour les visites

Du lundi au dimanche :
10h00 - 22h00